Une remise en jambes compliquée à Pucon
- kevinbessiere
- 24 févr.
- 4 min de lecture

Le retour des bonnes vieilles habitudes. Après quelques jours passés à Santiago et Valparaiso, nous passons notre première nuit en bus pour se rendre à Pucon. Un trajet de dix heures pour nous emmener sur le lieu de nos premières randonnées. A peine arrivés dans cette petite ville aux allures de station de sports d'hiver surplombée par le volcan Villarrica, on dépose nos sacs à notre logement et on part à sa découverte. On y voit son lac, sa plaza de armas puis on y prend les premiers renseignements pour les activités sur place. Le temps de faire quelques courses et nous voilà de retour au logement.

Pour notre premier soir sur place, on se rend à un mirador pour apprécier encore mieux la vue sur le volcan. Avant de retrouver un Français pour boire un coup et lui rendre sa serviette, oubliée à Valparaiso et qu'on a pu lui ramener. On sympathise en découvrant quelques bières chiliennes et on décide de partir à l'aventure ensemble, le lendemain. Alors qu'on espérait partir dans le parc Huerquehue, on se rend compte au petit matin qu'il n'y a plus de ticket à vendre (car, oui, il faut acheter des tickets pour aller dans les parcs naturels au Chili, car, oui, ils sont payants...). On tente de négocier au terminal de bus qui nous explique qu'on ne pourra pas rentrer dans le parc. Un peu rageant de s'être levé pour 8h30 pour rien mais on s'économise quand même une heure de bus. On change de terminal de bus et de plan pour finalement se rendre au sanctuaire El Cani, une autre randonnée recommandée. Pas de temps pour réfléchir car le chauffeur de bus nous annonce qu'il va partir. On saute dans le véhicule et nous voilà partis un peu dans l'inconnu, avec Jean-Baptiste, le Français rencontré la veille.
Après une vingtaine de minutes de route, on descend du bus. Quelques explications sur le sanctuaire, on part à son assaut. Au programme, 19,5 km, 1200 m de dénivelé positif, pas mal comme première rando... Pour arriver au début du sentier, il faut marcher vingt minutes. Puis l'effort peut commencer. La pente est déjà raide, les premiers pas sont laborieux. N'ayant pas anticipé qu'on allait faire cette randonnée-là, nous n'avions que nos deux gourdes. On profite d'un dernier point d'eau, une cascade au bord du chemin, pour faire le plein avant de continuer à grimper. Le chemin de terre laisse sa place à la forêt pour finalement arriver à une première lagune, complètement asséchée. On y écourte notre pause à cause des mouches et on continue notre route. Pour finalement arriver à un lac, face auquel on décide, comme beaucoup d'autres randonneurs, de déjeuner. Il ne reste que l'ascension finale, pour laquelle une heure de marche est annoncée.

On y arrive finalement plus vite que prévu et on peut savourer la raison pour laquelle on a fait tant d'efforts. Face à nous, trois volcans, des araucarias, arbre typique du pays, le lac Villarrica. Derrière nous, un autre volcan. Beaucoup de monde donc chacun attend son tour pour prendre des photos mais tout le monde profite de l'endroit. On y voit même une mygale rose du Chili, non dangereuse pour l'Homme. Après avoir fini le shooting photo, on démarre notre descente. Les pentes raides la rendent forcément compliquée. Heureusement, sur le chemin, on trouve un point d'eau qui n'était pas référencé sur le plan. On remplit bien les gourdes pour finir cette randonnée. Une longue et pénible descente, notamment quand on retrouve le chemin du début, qui paraît interminable... De retour au point de départ, on signe un registre pour dire qu'on est sorti du parc et on rejoint la route, pour attendre le bus pour repartir.
Après cette première longue randonnée, on décide de se reposer, le lendemain. Une bonne idée car il pleut ce jour-là. On planifie un peu la suite. Notre seule sortie de la journée consiste à aller manger une (bonne) glace tout en profitant du lac. On craquera même sur le chemin du retour au logement en achetant une part de pie au fruit de la passion. Qui valait clairement le coup !
Les jambes bien reposées, les tickets réservés cette fois, on prend la route du parc Huerquehue, encore avec Jean-Baptiste. Les tickets de bus achetés, on peut s'installer et on a bien fait d'arriver tôt. Les derniers arrivés restent debout, pour un trajet d'environ une heure. Et on a aussi bien fait d'acheter nos tickets pour le parc car les rares dépourvus du sésame se font refouler sans ménagement. Après un petit point sur la rando par un des gardes-forestiers, on peut commencer notre marche. Comparé à ce qu'on a fait deux jours avant, le chemin semble presque trop facile. On se permet même de prendre le temps pour quelques détours pour voir des cascades. Sachant qu'on doit être de retour au plus tard à 17h pour le seul bus retour de la journée. Mais, plus on avance, plus on se rend compte que nous serons largement dans les temps. Arrivés à un premier point de vue, on profite encore une fois du volcan Villarrica. On prend notre temps, notamment dans une partie de la forêt où vivent des pics de Magellan. L'un d'eux se prête même à l'exercice du shooting photo, jusqu'à ce qu'une randonneuse fasse tomber sa gourde par terre, stoppant ce moment hors du temps.

On arrive alors aux lacs, l'objectif du jour. L'effet est beaucoup moins spectaculaire que deux jours avant mais on reste satisfait d'avoir réussi cette randonnée. On s'offre même le luxe de rajouter un peu de marche, pour une petite boucle reliant les points d'eau. La descente est beaucoup plus facile que sur El Cañi, on arrive avec une heure d'avance pour le bus. On arrive à se positionner stratégiquement pour faire partie des premiers à y monter et être ainsi assuré d'être assis. Une bonne sieste pour le retour, ça fait du bien. Le lendemain, pas besoin de se battre, on aura bien une place assise dans le bus pour Puerto Varas






















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