Sur les traces du Dakar et des flamants roses dans le Salar d'Uyuni et le Sud Lipez
- kevinbessiere
- 5 juin
- 4 min de lecture

Trois jours pour en prendre plein la vue. Pour terminer notre séjour en Bolivie, nous avons réservé un tour pour nous emmener dans le salar d'Uyuni et le sud Lipez. Pour diminuer les frais, on a trouvé un autre couple de français à qui se joindre. Une nouvelle nuit dans le bus pour nous emmener de La Paz à Uyuni, un petit déjeuner en ville, le temps d'attendre notre chauffeur et l'autre couple, venu en avion, et nous voilà partis dans le plus grand désert de sel du monde.
Sur le chemin, on s'arrête au "cimetière des trains". On a rarement vu un cimetière aussi vivant, tant il y avait du monde. Point de départ des tours, on se rend compte, si on en doutait encore, de la popularité de la région. On peut profiter de quelques locomotives et wagons d'une époque révolue en Amérique du Sud, où il était envisagé de développer le transport ferroviaire. Les véhicules à vapeur ont été abandonnés là, corrodés par le sel. On reprend alors la route en direction, cette fois-ci, du salar. On s'arrête en chemin à notre logement pour la nuit, un hôtel fait entièrement de sel, des murs aux meubles. On y déjeune, l'occasion de faire un peu plus connaissance avec le couple avec qui on partage cette aventure.
Après un peu de repos, on part vers le village voisin, pour profiter de l'artisanat local, basé sur... le sel, évidemment. On entre alors officiellement dans le salar. À cause d'une saison des pluies plus intense que d'habitude, il y a encore beaucoup d'eau en surface. On est bien content d'être dans un 4x4, bien en hauteur, pour admirer le spectacle. Le premier arrêt se situe au niveau du monument dédié au Dakar, passé par Uyuni de 2014 à 2018. Un vrai événement pour le pays, où ils sont fans de cette course mythique, selon notre guide. Lui-même avait assisté à une étape dans le désert. Proche de ce monument hommage se trouve un "musée" du sel, qui n'est constitué que des restes d'un hôtel, avec une petite boutique à l'intérieur.
Juste à côté, on trouve un monument de drapeaux laissés par les touristes où, malgré une recherche active, ne semble pas figurer celui de la France (au contraire, évidemment, de celui de la Bretagne).
On repart en voiture pour s'arrêter au milieu du salar pour une séance photo. Notre guide fait preuve d'imagination pour les poses. Il sort même un petit jouet dinosaure pour faire, avec la perspective, comme si on était poursuivi. Pour profiter du coucher du soleil, il sort quelques chips et on profite des magnifiques couleurs. On rentre, de nuit, à l'hôtel et on est bien content d'avoir un chauffeur qui sait se repérer dans cette immense étendue de sel, sans quoi on aurait certainement tourné en rond pendant longtemps. Après le dîner, on va se coucher dans nos lits de sel. La nuit est très fraîche, heureusement qu'on a nos duvets. Car le couple avec qui on partage ce tour dort très mal à cause du froid.
Une mauvaise nouvelle pour eux, surtout avec un programme chargé pour le deuxième jour. Tellement chargé que le guide a essayé plusieurs fois de nous faire changer d'itinéraire, malgré l'accord passé avec le responsable de son agence.

On tire quand même un trait sur le lever du soleil dans le salar (il faut bien qu'il dorme un peu) et on entame notre journée par la laguna Negra, qui porte bien son nom. On peut y observer les mêmes canards que sur le lac Titicaca, qui courent sur l'eau pour décoller. Mais le "vrai" spectacle commence ensuite. On arrive à nos premières lagunes de l'Altiplano. Personne ou presque, des paysages splendides magnifiés par la présence de flamants roses. On déjeune d'ailleurs avec vue sur une de ces lagunes, un cadre idéal pour manger.
Avant de continuer vers d'autres vues magnifiques. L'arbre de pierre, situé dans le désert de Siloli, pour commencer. Puis la laguna Colorada, où se reposent des centaines de flamants roses. On en voit même certains survoler l'étendue d'eau. Il y a certes un peu plus de touristes qu'aux lagunes précédentes mais rien n'entache la beauté des lieux. On doit malheureusement continuer alors qu'on y serait bien resté quelques minutes en plus. Car on doit arriver avant le coucher du soleil au niveau des geysers. Une bonne odeur de souffre dès la sortie du véhicule, le froid qui commence à se faire sentir mais on profite quand même des vapeurs s'échappant du sol. Un geyser, comme on l'entend avec une propulsion en l'air, nous avait auparavant accueilli sur le site.
La nuit tombe mais la journée n'est pas finie pour autant. Après le dîner, on va profiter des eaux thermales, sous un magnifique ciel étoilé qui laisse échapper quelques étoiles filantes. On y reste une bonne demi-heure puis on file se coucher car le réveil va encore sonner tôt, le lendemain.
Avant de passer la frontière et de signer notre retour au Chili, il nous reste quelques petits arrêts sur la route. Le premier se situe dans le désert de Dali, qui doit son nom aux œuvres de l'artiste espagnol qui lui ressembleraient beaucoup. On file ensuite à la laguna Verde, même si elle n'est pas encore teinte de sa couleur verte, le soleil ne l'illuminant pas encore. Mais on peut apprécier, juste derrière elle, le volcan Licancabur, qui marque la frontière entre le Chili et la Bolivie. On termine par un arrêt à la laguna Blanca avant d'aller au poste frontière.
L'attente semble interminable tant il y a du monde. Heureusement, notre transfert vers San Pedro de Atacama nous attend. Mais, quand on pense que les galères sont terminées, d'autres surviennent. On surcharge notre minivan d'une famille brésilienne, qu'on dépose finalement au poste frontière chilien. Où notre chauffeur disparaît sans explication. On le retrouve plus tard, en train de discuter avec d'autres chauffeurs. Après plus de 30 minutes d'attente, on passe finalement ce dernier obstacle et on fonce (c'est le cas de le dire) à San Pedro de Atacama. Week-end de semaine sainte oblige, on n'a pas trouvé de logement sur place. Donc on doit prendre un dernier bus vers Calama, pour une nuit. Une ville sans grand intérêt, au contraire d'Atacama, où on s'apprête à en prendre encore plein la vue.




































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