top of page
  • Instagram

Nos coups de cœur à San Pedro de Atacama et ses alentours

  • Kevin et Isabel
  • 11 juin
  • 6 min de lecture

Dernière mise à jour : 17 juin

ree

Bienvenue dans le désert le plus aride du monde. Perché à 2 400 m d'altitude, San Pedro de Atacama est le camp de base idéal pour explorer et profiter des environs. Une semaine d'activités pour découvrir au maximum cette région, pour notre grand retour au Chili.


Sortir des sentiers battus à Toconao et Vallée de Jere


On a décidé de commencer en douceur, à notre rythme, histoire de prendre le pouls du désert. Alors on prend un bus pour Toconao, petit village construit en pierre ponce à une heure de San Pedro. Loin du tourisme de masse, on photographie sa petite église et son clocher détaché. Puis on jette un coup d'œil aux quelques petites boutiques d'artisanat avant de prendre le chemin pour la vallée.



Dans ce milieu si aride, c'est comme un mirage qui se tient devant nous. Un oasis le long de la rivière Jere. Bon, plutôt un ruisseau mais le vert intense qui l'entoure rend l'endroit très beau au milieu de l'ocre constant du désert. On marche même jusqu'à une belle cascade au pied de laquelle quelques courageux se rafraîchissent. Mais le moment le plus spécial à nos yeux se trouve plus loin. Souhaitant nous rendre à des pétroglyphes, on demande notre chemin à une employée du parc passant par là. Elle nous propose de la suivre et nous voilà à nous balader en son agréable compagnie et celle de son chien, heureux de venir tous les jours avec elle au travail. Rien de grandiose à voir mais juste un moment doux.



On termine notre visite par un immense pétroglyphe de lama et une vue sur la vallée et les volcans. On rentre à Toconao où on déjeune un bon repas (le retour des empanadas frites) en attendant notre bus pour San Pedro.


La tête dans les étoiles

Certainement le moment le plus attendu de notre séjour à San Pedro de Atacama. Sa position géographique en fait un spot idéal pour profiter des étoiles. Après plusieurs reports, à cause des nuages (ce qui est très rare), on a finalement pu partir à la découverte du ciel. Malheureusement, l'accès à l'observatoire Alma, le plus grand du monde, n'est plus accessible au public. On s'est rabattu sur un tour proposé par une jeune française passionnée d'astronomie, installée depuis deux ans dans la région.

ree

Malgré quelques déboires, dont l'enlisement de notre minibus, on a pu profiter de cette expérience. Rarement on a vu un ciel aussi brillant, si ce n'est à Tekapo, en Nouvelle-Zélande. On fait le tour des constellations, on profite d'un petit apéritif, puis on passe à l'observation plus précise de certaines étoiles ou planètes, grâce à un télescope. Avant une session photo souvenir de cette soirée la tête dans les étoiles.


En voir de toutes les couleur à la vallée del arcoiris


Ce lieu fait partie des endroits où on nous avait dit "si vous êtes allés à Salta, ça ne sert à rien". On a quand même pris la décision de s'y rendre. Et on ne l'a jamais regretté. Grâce à notre guide, on arrive tôt à la vallée de l'arcoiris (l'arc-en-ciel), pour profiter des premières couleurs du soleil sur la roche. Ce n'est certes pas aussi impressionnant que l'Hornocal, dont on avait pu profiter en Argentine. Mais le spectacle reste très agréable.



Du rouge, du blanc, du vert, selon les couches de minéraux dans la zone. Le tout magnifié par un guide dynamique et très intéressant. Et cela n'a rien à voir avec le petit déjeuner inclus dans le tour, avec notamment des œufs brouillés. La matinée s'est conclue par la visite des pétroglyphes de Yerbas Buenas, où ils ont eu la bonne idée de les reproduire en plus petit pour qu'on puisse mieux les repérer et apprécier.



Flamants roses, lagunes et retour en altitude à Piedras Rojas


La journée la plus chargée de notre séjour à Atacama. Un premier arrêt à la laguna Chaxa, fidèle à sa réputation de lieu de vie des flamants roses. Même si on a pris l'habitude d'en voir, on profite toujours autant du spectacle.


Petit déjeuner au petit village de Socaire avant de prendre de l'altitude vers les lagunes de l'altiplano : Miscanti et Miñiques. A quelques jours près, on aurait pu avoir de la neige sur place. Mais le spectacle reste grandiose, avec le reflet de la montagne dans la lagune. Le clou reste à venir, avec la lagune Piedras Rojas. Il faut marcher un peu pour arriver aux points de vue. Notre guide nous fait même faire des exercices de respiration, pour éviter d'avoir le mal de l'altitude. On est quand même à 4200 mètres.



On avance, un peu trop vite au goût du guide. A tel point qu'il s'agace, nous disant qu'il n'y a aucun intérêt à aller si vite. Le vent frais ne gâche en rien le moment, avec ces nuances de couleurs, allant du rouge au bleu de l'eau. C'est à regret qu'on quitte les lieux, prenant quelques dernières photos pour être sûr de n'avoir rien oublié. Sur le chemin du retour, on fait un arrêt à un lieu symbolique, seulement représenté par un panneau. A cet endroit précis, on traverse le tropique du Capricorne. On l'avait déjà passé en Argentine mais on avait zappé de s'arrêter. L'erreur est réparée. Une belle manière de finir cette journée si bien remplie.


Flotter à Baltinache


Se baigner dans une lagune dix fois plus salée que l'océan ça donne quoi ? L'impression de ne rien peser et de se battre constamment contre une force aquatique. Moment assez surréaliste, on est à 2350 m d'altitude, au milieu du désert le plus aride du monde, et on nous fait enfiler un peignoir. S'ensuit une balade, toujours en peignoir donc, à travers un champs de sel avant d'arriver à une lagune mi-grisâtre mi-bleu foncé.

Alors, à 15°C, il aura fallu du courage pour se jeter à l'eau. Littéralement. Mais on se dit que c'est une fois dans la vie. Et quelle sensation ! Pendant vingt minutes, on flotte, sur le dos, à genoux ou même assis. On fait un shooting photo aussi avec notre guide, histoire de repartir avec des souvenirs de ce moment unique. Vingt minutes c'est largement suffisant. Suffisant pour sentir le sel attaquer notre peau. Et suffisant pour grelotter de froid.



Alors rapidement, emmitouflés dans nos peignoirs, on se dirige vers la sortie. On fait quand même une rapide pause à une lagune d'un bleu magnifique. Car Baltinache ce n'est pas qu'une lagune mais un regroupement de sept dont certaines d'une couleur complètement magique.

Aux vestiaires on nous accueille avec des douches minutées : 30 secondes et pas une de plus. On a même l'impression que c'est moins. Et l'eau est froide. Attention, 1, 2, 3 c'est parti ! Une fois rincés de la majorité du sel et une fois changés, on discute autour d'un bon apéro de l'expérience incroyable qu'on vient de vivre. Et Isabel ne dit pas non aux quelques verres de pisco sour pour supporter le trajet retour.


Faire du vélo sur la lune. Ou presque


Pour notre dernière journée on se lance dans notre plus gros défi physique du désert. Faire la vallée de la Luna à vélo. Sur le papier ça vend du rêve. En réalité, les choses se corsent un peu. Déjà pour rejoindre l'accueil depuis San Pedro, il nous faut parcourir six km sur nos bolides très inconfortables (c'est dur de voyager avec petit budget). Alors, on a déjà le derrière endolori quand on achète nos billets. Deuxième difficulté : il nous faut encore rouler 6km pour atteindre les premiers points de vue. Et le contrôle des billets se fait au pied d'une montée de l'enfer (on ne voit pas d'autre qualificatif). Alors nous voilà contraints de la passer à pied.


ree

Enfin, on arrive à la première randonnée ! On est entourés de paysages lunaires et martiens et on a vue sur la cordillère des Andes, qui s'est parée d'un manteau blanc lors de notre séjour. C'est beau. Mais on se dit quand même que cumuler vélo et randonnée dans la même journée, ce n'était peut-être pas la meilleure idée qu'on ait eue depuis le début de ce voyage. On se remet en selle et, dans une descente, face à nous, se dresse l'anfiteatro (l'amphithéâtre). Immense paroi rocheuse en forme de rampe de skate. Une randonnée de plus en plein cagnard pour admirer la vallée sous d'autres angles. On termine notre découverte du coin en poussant jusqu'à une ancienne exploitation de sel. On a l'impression de marcher au milieu de la neige. Ou bien peut-être sommes nous vraiment sur la lune ?



Le chemin ne s'arrête pas là mais on décide qu'on en a assez eu pour aujourd'hui. On est en début d'après-midi, en pleines heures chaudes donc. Il faut savoir faire demi-tour. Et celui-ci nous paraît interminable. Pour nos cuisses, pour nos gosiers déshydratés, pour nos derrières. C'est avec grand soulagement qu'on rend nos bolides à l'agence de location. Mais on l'a fait et on en est fiers ! On termine notre séjour à San Pedro avec encore plus de belles images dans la tête et un grand sentiment de fierté.

 
 
 

Commentaires


bottom of page