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Une parenthèse enivrante à Mendoza

  • Isabel
  • 23 avr.
  • 3 min de lecture
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En tant qu'amatrice (niveau débutant) de vin, Mendoza est un nom qui résonne dans mes oreilles depuis plusieurs années. Alors pour moi c'était une étape obligatoire de notre itinéraire en Argentine. Laissez moi vous guider dans les rangs de vignes des propriétés argentines.


Après un énième trajet de 20 heures, nous voilà arrivés à Mendoza. On n'y reste pas longtemps et notre principal objectif : visiter les domaines viticoles et déguster. Alors sur les conseils de notre logeuse, on se rapproche d'une agence. Au programme, trois domaines et une oliveraie. On ne cherche pas plus loin et, quelques heures plus tard, nous voilà dans un minivan, entourés de plein de touristes anglo-saxons. Tout à fait notre délire ce genre de sortie... Notre guide a l'air tout en douceur. Peut-être même trop car quand il parle dans le micro on n'entend rien. On a été habitués à plus d'énergie de la part des Argentins et on se dit que ça va être long...



La bonne surprise lorsqu'on arrive au premier domaine, c'est que ce sont les employés qui nous font la visite. Un peu plus de dynamisme en perspective et, surtout, des gens dont c'est le domaine ! Un deuxième minibus, plein d'Argentins, arrive et on nous demande de choisir entre une visite en anglais ou en espagnol. Là, on comprend qu'on nous a mis dans le minibus des Européens, pensant qu'on ne parlait pas un mot d'espagnol. C'est amusés qu'on se faufile dans le groupe des Argentins (infiltré par quelques Brésiliens).

La visite est classique et ressemble globalement à ce qu'on pourrait avoir chez nous. Là où ça devient un peu différent, c'est lors de la dégustation. Le premier vin qu'on nous propose est un blanc de Petit verdot, un cépage habituellement utilisé pour les rouges. Je suis sous le charme. Comme pour la tequila, je regrette de ne pas pouvoir emmener une bouteille de cette merveille avec moi. Le reste de la dégustation est plutôt banal. On s'amuse de voir un Argentin ne pas croire qu'il n'y a que du raisin dans la composition des vins alors qu'il sent tout un tas d'autres arômes (café, fruits rouges etc...). C'est vrai que c'est la magie de cet alcool.



Après ces quelques verres, on enchaîne avec l'oliveraie. Moins intéressant pour Kevin mais moi, je me régale. Au programme visite du domaine et dégustation d'olives, tapenades et huile d'olive. On ne laisse rien dans les assiettes tellement c'est bon. Je repars même avec un petit bocal d'olives. Puis, on nous dépose au deuxième domaine viticole qui fait surtout office de musée. Ils produisent encore le raisin sur place mais la vinification se déroule ailleurs qu'au domaine. Un peu déçus donc. On s'émerveille quand même devant les anciennes cuves en brique et on continue de boire avec enthousiasme les verres qu'on nous tend. Il y a même un accord met-vin avec un alfajor de chocolat noir, grand gagnant d'un concours. Il fond en bouche et se marie vraiment bien avec le vin. On finit cette visite sur une note intéressante.



Puis il est temps de visiter le dernier domaine viticole. Là on enchaîne les verres et tout ce vin commence à monter à la tête. On a même droit à quelques olives pour accompagner le tout. Mais une fois encore, on n'est pas plus conquis que ça part les vins proposés. On rentre donc presque déçus à Mendoza, mais contents d'avoir pu vivre l'expérience.



Pour notre dernier jour sur place, on visite la ville. Pas grand chose au programme, juste quelques places, un parc et un musée recommandé par notre hôtesse. Mendoza n'offre rien de très palpitant mais on aime être de retour dans une ville après tant de temps coupés du monde en Patagonie. Le musée d'art Carlos Alonzo - Mansion Stoppel n'est pas forcément de notre goût (on est plutôt amateurs d'histoire), mais on adore admirer l'architecture de la maison.


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La grande surprise réside dans le parc General San Martin. Notre logeuse nous l'avait vendu comme la grande fierté des habitants de la ville, un parc si vert en plein désert. On se voit déjà se balader à l'ombre des arbres et à l'écart du bruit de la ville. On déchante rapidement lorsqu'on voit les voitures traverser le parc. Pour le calme, on repassera... On marche jusqu'au petit monument de Mafalda (personnage de BD iconique en Argentine, son auteur était Mendozino) et on se balade rapidement le long de l'étang.


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C'est ainsi qu'on termine notre court passage dans cette ville pour laquelle j'avais tellement d'attentes et qui n'a pas vraiment su être à la hauteur. Mais c'est ça aussi le voyage. Une dernière nuit à Mendoza et il est déjà l'heure de prendre un bus pour notre prochaine étape. 20 heures de route pour Salta.

 
 
 

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