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Une halte à Puyuhuapi pour contempler le premier glacier du voyage

  • kevinbessiere
  • 15 mars
  • 4 min de lecture
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Une fois sur la Carretera Austral, il n'y a plus qu'une seule route, il reste juste à déterminer les arrêts qu'on y fait. Depuis Chaiten, deux options s'offrent à nous : Futaleufu, mondialement connu pour son spot de rafting, et Puyuhuapi. Connaissant le goût d'Isabel pour les activités nautiques, on fonce à la deuxième destination. On avait réservé dans une auberge qu'on nous avait présenté comme un repaire de français, on ne nous avait pas menti. Dès notre entrée dans le salon, on n'entend plus du tout d'espagnol. Le seul problème, c'est qu'il ne restait qu'une chambre avec "un lit et demi" donc le confort de la première nuit est loin d'être optimal. Heureusement, le petit déjeuner du lendemain matin rattrape bien le coup. Ça tombe bien, il nous faut des forces pour le programme du jour. Après avoir fait le plein d'énergie, on va à la sortie du village pour tenter de faire du stop pour se rendre au parc naturel de Queulat. Un couple de Chiliens s'y trouve déjà donc on s'éloigne un peu pour leur laisser une chance, et ce malgré une averse. Ils nous invitent alors à partager l'abri sous lequel ils sont et nous disent qu'ils attendent depuis trente minutes. On se dit alors que l'expérience stop s'annonce plus compliquée qu'imaginée. La pluie s'arrête, on reprend un peu nos distances et on voit arriver une Française et une Suissesse de notre auberge. À peine le temps de les saluer qu'un petit pick-up s'arrête et nous fait signe, à tous les six, de monter.

Nous voilà partis, les cheveux dans le vent, vers le parc. Après une demi-heure de trajet, notre chauffeur s'arrête, tourne vers un chantier et nous dit qu'on est à trente minutes à pieds du parc. Vu le nombre de voitures qui nous passe devant, on aurait pu facilement refaire du stop. Mais on était six et on décide alors de faire le chemin en marchant. Arrivés à proximité de l'entrée du parc, les deux filles de notre auberge nous disent qu'elles n'ont pas réservé leur ticket et qu'elles espèrent pouvoir rentrer. Malheureusement, on connaît les gardes forestiers chiliens et on sait qu'ils font respecter les quotas. Ça ne manque pas, nos quatre compagnons de stop se font refouler à l'entrée, tout comme d'autres personnes qu'on y croise. De six, on se retrouve à deux pour les premiers pas dans le parc. On arrive à un deuxième point de contrôle pour enfin entamer la randonnée du jour. Après avoir un selfie avec un policier, envoyé de Santiago pour la saison et tombé amoureux de la région, on retrouve deux autres français de notre auberge. Eux avaient tenté le stop depuis l'intérieur du village avant de finalement trouver le bon spot pour rejoindre le parc.



On se lance alors à quatre sur les chemins boueux de cette randonnée. Ça grimpe un peu mais sur une courte distance (300 m de dénivelé positif sur 6 km). Ce qui permet de discuter tout en montant. On croise une dame chilienne qui parle très bien français après avoir vécu en France quelques années. Mais on la dépasse vite pour continuer notre ascension. Pour finalement arriver au but du jour : le mirador d'un glacier suspendu. La vue est magnifique et on a même la chance de voir un morceau se décrocher, créant de manière éphémère une cascade supplémentaire. Un spectacle qu'on aurait pu apprécier en déjeunant si Isabel n'avait pas oublié de quoi faire nos sandwiches. On peut se consoler avec les petits snacks qu'on avait prévus. On entreprend la descente sans s'attendre à croiser autant de monde.


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On comprend un peu mieux les quotas d'entrée par jour dans le parc. Avant d'envisager de repartir, on fait un petit détour pour aller au bord du lac formé par l'eau du glacier. On peut encore l'apprécier, d'un peu plus loin. Avant de réfléchir au retour. Plutôt que de passer par le sentier piéton, on longe les parkings pour essayer de commencer à faire du stop pour rentrer. Étant quatre, on se demande comment faire, qui montera en premier si une voiture s'arrête. On n'a pas le temps de se poser longtemps cette question qu'un couple, après nous avoir dépassé, nous fait signe de monter à quatre, sur la banquette arrière. On discute un peu sur le trajet retour, prend un selfie dans la voiture pour leur grand-mère et nous voilà rentrés à l'auberge. Dans une chambre avec deux lits, idéal pour se reposer !

Le lendemain, la journée est pluvieuse. On en profite pour réfléchir à la suite du voyage. Mais on se motive aussi, entre deux averses, pour aller à un mirador qui donne un point de vue sur le village. Plus que le village, on peut surtout profiter de la vue sur son imposant fjord. Accompagné d'un couple de notre auberge, français vous l'aurez deviné, on va jusqu'à ce mirador, avec un chien du village en guise de guide. Il nous suivra jusqu'à notre logement, remercié par Isabel en charcuterie.


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Après la petite balade, un petit chocolat chaud et on rentre pour continuer de programmer la suite. On discute beaucoup avec les autres français, certains faisant le même chemin que nous dans le sens inverse. Donc on en profite pour s'échanger quelques petites astuces. On finit même par former un groupe de cinq, six personnes pour s'acheter des bières et les boire au bord du fjord, en savourant les dernières lueurs du jour. Un ultime moment partagé avec tous ces voyageurs avant un réveil matinal pour nous, direction Cerro Castillo. Avec un petit déjeuner à emporter concocté par notre hôtesse, pour quitter Puyuhuapi sur une bonne note.

 
 
 

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