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Une dernière étape en Patagonie à Bariloche

  • kevinbessiere
  • 21 avr.
  • 4 min de lecture
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Parfois, prendre l'avion a du bon. Pour rallier Ushuaia à Bariloche, par exemple. Ça permet de s'épargner trois bus et 60 heures de trajet. Comment on connaît tous ces détails ? Parce que c'est ce qu'on a fait, fidèles à notre volonté de limiter nos déplacements en avion.

Arrivés à Bariloche, on apprend qu'on est encore (plus pour très longtemps) en Patagonie. Après une petite pause dans un lit, le premier depuis trois jours, on part à la découverte de la ville. Assez récente (fondée en 1902), on sent l'influence germanique dans son architecture. On profite surtout de la promenade au bord du lac Nahuel Huapi. On fait notamment la visite de la cathédrale. Bariloche est une ville vivante, avec beaucoup de commerces pour satisfaire les nombreux touristes. Mais l'intérêt d'y séjourner réside surtout dans les balades autour. Avec l'aide de notre logeur, Nelson, on organise nos journées sur place.



Sur ses conseils, on achète une carte SUBE, une carte qui permet de prendre le bus dans plusieurs villes en Argentine, dont Buenos Aires. Une belle trouvaille pour la suite du voyage. Sur les conseils de Nelson, on va aussi à une boucherie non loin du logement. On y trouve de la bonne viande pour pas trop cher, histoire de rendre hommage à la légende de la viande argentine.


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Le lendemain, après quelques difficultés à trouver un endroit où charger notre magnifique nouvelle carte de transport (normal un dimanche...), on prend le bus vers un premier arrêt. Deux options pour monter en haut du Cerro Campanario : des télésièges ou une petite marche dans la forêt. Vous nous connaissez, on ne choisit évidemment pas la solution de facilité. Un bon échauffement en cette matinée. Et une petite claque en arrivant au sommet. En faisant abstraction du monde, on profite d'une magnifique vue sur les lacs et les montagnes environnants. On ne se lasse pas de les regarder, le ciel bleu étant en plus de la partie. Mais il faut repartir pour continuer le programme de la journée. On marche le long de la route (parfois même sur la route) pour rejoindre la plage d'un lac, la bien nommée "plage sans vent".



A cet endroit, les gens ont leurs petites habitudes, entre cours de paddle, pique-nique et bronzette. La température de l'eau ne donne en revanche pas forcément envie de se baigner. On s'enfonce un peu plus dans la forêt, toujours le long de la route, pour arriver à notre destination du jour : Colonia Suiza. Le dimanche, il se tient, dans ce village fondé par deux frères suisses, un marché artisanal. Si certaines maisons sont encore d'époque, on se rend vite compte de "l'arnaque". Un peu d'artisanat, certes, mais énormément de gadgets et autres objets inutiles. Et, surtout, énormément de monde. Le lieu n'est pas touristique pour rien. Mais trop, c'est trop. On prend vite la direction de la sortie du village, où un bus passe environ toutes les deux heures. En l'attendant, on boit une bière brassée au niveau du village. Puis on rentre dans notre logement, exprimant notre déception du jour à notre hôte. Ce à quoi il nous répond en disant qu'il savait, mais il pensait qu'on voulait aller dans les endroits touristiques. Certes, mais on ne voulait pas forcément avoir le sentiment de perdre notre temps...



Heureusement, la journée du lendemain, notre dernière sur place, s'annonce plus intéressante. On prend un nouveau bus avec un mirador comme premier stop. On en profite pour prendre notre déjeuner au milieu de la foule de touristes s'arrêtant avec des tours opérateurs. On reprend alors notre marche, déplorant un peu qu'il n'y ait pas un chemin pour les piétons, nous obligeant à marcher au bord de la route. Notre deuxième stop se situe au niveau d'un hôtel, avec une vue sur un lac. De là, part une petite marche le long du lac, en s'enfonçant dans la forêt. Malheureusement, à cause du vent, elle a été fermée par les gardes forestiers. C'est aussi le cas d'une autre petite marche vers une lagune. On enchaîne les petites déceptions mais on continue. A la troisième balade fermée, voyant le nombre de voitures garées et les gens en revenant, on décide de s'aventurer vers le chemin. Et ça valait le coup. On a l'impression d'être au bout de la terre, avec juste une immense étendue d'eau et les montagnes devant nous. Alors qu'il ne nous restait qu'un bout de chemin à faire dans la forêt, celle-ci est (également) fermée pour laisser la terre au repos.


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On se retrouve donc au bord de la route pour aller vers l'arrêt de bus pour rentrer. Isabel en a marre et tente de faire du stop. Après quelques voitures, Luca s'arrête et accepte de nous ramener directement à Bariloche. Argentin en vacances, il nous donne plein de petites astuces pour Salta, une de nos prochaines destinations dont il est originaire. On parle aussi de foot, évidemment, avec le match Argentine - Brésil à venir et de Lionel Messi. Il finit par nous déposer en ville, on trouve un petit glacier pour récompenser nos efforts et on finit par rentrer à notre logement. Le lendemain marque la fin de notre périple en Patagonie. Mais pas en Argentine, ou même en Amérique du Sud, où il nous reste tant à voir et à découvrir.


 
 
 

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